Les livres de Natacha Henry
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"Les Filles faciles n'existent pas"
2008L’arnaque de la libération sexuelle : pas la même pour les hommes et pour les femmes ! Voici le grand retour de la « fille facile », un concept sexiste défendu par les « moralitaires » de tous milieux. Hier « catin » aujourd’hui « tentatrice », leur cible privilégiée, sorcière du XXIè siècle, est celle qui « couche le premier soir », la maîtresse du patron, celle au string apparent, aux partenaires nombreux… « Trop libre ! » disent-ils. Mais peut-on être « trop libre » ?
En tentant de s’imposer à travers projections fantasmatiques, discours réactionnaires et jugements subjectifs, cette idée de « fille facile », de traînée ou de « te-pu », notre société adopte de fait un nouvel instrument de contrainte sexiste au service d’une morale conservatrice.À travers cette enquête minutieuse, l’essayiste Natacha Henry nous offre un réquisitoire implacable. Après Les « mecs lourds » ou le paternalisme lubrique (Robert Laffont) et Marthe Richard, l’aventurière des maisons closes (Punctum), elle affirme et démontre : Non ! Les filles faciles n’existent pas !
"Les Filles faciles n'existent pas"
Natacha Henry
essai/enquête
Michalon, 16 €
Fnac.com
Amazon.fr
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Les « mecs lourds » ou le paternalisme lubrique
2003Comme toutes les femmes, j'ai souvent croisé ce que l'on appelle les « mecs lourds » - quand j'étais étudiante, hôtesse d'accueil puis journaliste et chercheuse, ou simple passante…
Entre la drague et le harcèlement sexuel : j'ai nommé le phénomène, « paternalisme lubrique ». Paternalisme : en référence aux patrons du 19ème siècle, bienveillants et tout puissants ; lubrique : pour souligner la vulgarité, plus ou moins élevée, du discours.
Aujourd'hui, il existe dans tous les milieux et il attaque par le langage. Consciemment ou par conformisme, il signifie à son interlocutrice qu'il se sent supérieur, de par son âge, ses qualifications, son genre, sa situation. Son but n'est pas de séduire - il vise l'inconfort des femmes. Qui préfèrent se taire, sourire, hausser les épaules, ou tenter d'être prises au sérieux en recentrant le propos. Cette perte d'énergie participe au plafond de verre.
Les lectrices me disent qu'elles se reconnaissent dans les nombreux exemples cités dans le livre… J'espère aussi avoir démontré que les « mecs lourds » s'épanouissent dans un environnement social, économique et médiatique qui leur est favorable.
Les « mecs lourds » ou le paternalisme lubrique
Natacha Henry
Editions Robert Laffont, 16 €
Fnac.com
Amazon.fr